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Découvrez des extraits captivants du livre "Sur les traces du sauvage", un récit passionnant d'un demi-siècle de passion cynégétique, de la Flandre natale aux cinq continents. Plongez au cœur de l'action et vivez l'immersion sur le terrain comme jamais auparavant.

Chaque semaine de nouveaux extraits

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Laissez-vous séduire par ces extraits et plongez dans l'univers passionnant de "Sur les traces du sauvage".

Pourquoi ce livre ?

Je l’ai écrit principalement pour transmettre un héritage précieux à nos enfants et petits-enfants, leur laissant une trace durable de nos expériences, de nos voyages et de ma passion. Cela permet non seulement de partager les moments marquants de notre vie, mais aussi de préserver des histoires et des valeurs qui risqueraient autrement de se perdre avec le temps. Notre démarche témoigne d’un désir profond de garder vivante la mémoire de nos péripéties, même si un jour cette passion de la chasse venait à ne plus être partagée de la même manière ou devenait moins compréhensible pour les générations futures. 

Notre histoire

Nourri dès l’enfance par cette passion rurale pour la chasse, j’ai très tôt ressenti le besoin d’aller au-delà de mes territoires familiers. Mes premières expériences africaines, notamment au Sénégal, ont été révélatrices : l’approche du phacochère, à la fois intense et envoûtante, a marqué un tournant. Ce fut le déclic d’une quête plus vaste – celle de découvrir d’autres pays, d’observer leur faune emblématique, et de comprendre le mode de vie des peuples qui vivent en harmonie avec ces espaces sauvages. C’est ce cheminement progressif que racontent les récits de ""grandes" chasses qui suivent...

 

TANZANIE 2010

 

Fin des années 90, avec mon épouse Irène, nous n’aurions raté pour rien au monde les réunions de l’ACP des Hauts-de-France, sous la direction du docteur Gilles Gonnet.    

Au programme : une ou deux zones de grande chasse, le plus souvent africaines, étaient présentées par une agence via les PH y officiant, à travers un film ou un diaporama commenté, suivi d’un débat ouvert — questions/réponses — toujours très passionnant. Un artiste animalier exposait ses œuvres…

Le tout se terminait par un bon repas, autour de tables rondes de huit participants, favorisant des échanges des plus intéressants.                

 C’est au cours de ces soirées, je pense, qu’est née en moi cette passion pour l’Afrique et la grande chasse.                                                                                 Jean-Pierre Bernon, Jean-Michel et Jérôme Latrive, Willy Blomme… tous nous ont parlé de ces Édens cynégétiques, notamment de la République Centrafricaine et de la Tanzanie, destinations de rêve.                                                                                                                                       Malheureusement, Gilles Gonnet a progressivement réduit son activité, et l’association ACP des Hauts-de-France s’est peu à peu endormie…

Par la suite, dans les années 2000, lors d’un salon Grand Gibier de Rambouillet — transféré depuis à Mantes-la-Jolie —, le stand de TAWISA m’avait fortement impressionné. Nicolas Noblet, avec qui j’avais longuement échangé ce jour-là, m’avait convaincu qu’il était guide pour ce qu’il considérait comme la meilleure organisation pour la Tanzanie.                                                                                                                                                                             J’ai alors suggéré à Christophe Morio, que j’avais connu en 2000 à Konkombri au Bénin, chez Patrick Martin, qu’il avait les qualités requises pour guider chez  Pasanisi et que nous pourrions ainsi chasser ensemble. J’appréciais particulièrement de chasser sous sa direction, tant son style et sa passion m’avait conquis

Il a postulé en 2007 et fut accepté immédiatement.

                        Mon ami Gérard P. m’avait également convaincu de la qualité de l’organisation : il avait goûté à la Tanzanie une première fois — un peu déçu — mais conquis la deuxième fois avec Tawisa :Tanganyika Wildlife Safari, même si lion et éléphant étaient restés aux abonnés absents.                           

   Arnaud Mermet m’avait lui aussi proposé un programme, mais c’est au cours de mon safari de 2008 en RCA, avec Christophe, que je me suis décidé pour 2010, lui laissant deux années pour renforcer son expérience à la fois du pays, de l’organisation et des zones.                                                 Je pense que réserver à l’ouverture d’une nouvelle zone, ou chasser dans les premières années d’un guide — même expérimenté — sur un nouveau territoire, est à éviter. Le budget étant conséquent, je ne souhaitais pas me tromper.                                                     

     J’ai donc mis plusieurs années à concrétiser ce projet.                                                                    

      Finalement, avec mon ami Jacky , nous avons réservé pour l’automne 2010 un safari de 21 jours, suivi d’un court séjour de repos à Zanzibar.

Le tout était organisé par la société Tanganyika Wildlife Safari, qui gérait alors une vingtaine de blocs en Tanzanie, principalement dans le Selous mais aussi en pays Massaï.

(à suivre dans le livre)

 

Christophe nous raconte sa charge de buffle

 

Je place une première balle au milieu du cou de l'animal, tir qui aurait dû briser la colonne vertébrale et le faire tomber. Cela aurait dû être décisif. Mais, au lieu de s'effondrer, le buffle tourne la tête vers nous. Il identifie clairement l’origine de sa douleur et, sans hésitation, cette furie rouge fonce vers nous.

Pendant que mon chasseur essaie de dégager sa culasse pour réarmer, je vise calmement à nouveau mais ce n’est pas facile car la tête du buffle bouge dans tous les sens, je sais que si je tire maintenant, j’aurais encore assez de temps pour tirer une dernière balle avant un possible choc brutal et sanglant. Je lâche ma balle sur l’animal à environ 25 mètres, elle pénètre le crâne juste sous les yeux, dévie dans sa trajectoire, rate le cerveau et vient se ficher dans la mâchoire inférieure, je viens de tirer deux balles expansives : est-ce là mon erreur ?

La bête blessée n’a montré aucune réaction à mes tirs et poursuit sa charge sans dévier d’un pouce avec une féroce détermination causée par sa douleur et sa rage, cet animal est devenu imperméable aux impacts des balles. Je recharge très vite mais dans ma précipitation, l’étui vide se coince dans la chambre .Ce n’est pas une culasse de type Mauser. Est-ce là ma deuxième erreur ? Nos deux carabines semblent maintenant hors d’usage !!

Mon ange gardien de la brousse qui a veillé sur moi depuis si longtemps semble aujourd’hui m’ avoir abandonné à mon destin.
Rien semble t-il ,n’arrêtera ce bulldozer de 500 kg se déplaçant à 40 à l’heure ayant pour objectif de nous anéantir. Je pousse un grand cri et commence à courir dans la direction opposée à mon chasseur espérant que le buffle me

suivra - et c’est le cas, il arrive derrière moi et je peux même sentir son souffle sanglant sur mon dos - je poursuis ma course comme un fou, zigzaguant entre les arbres avec pour objectif un arbre de Karité derrière lequel j’espère me réfugier, je n’y suis pas arrivé car le taureau blessé, dans sa furie, pulvérise un arbre derrière moi dont un éclat me frappe au cou. Je fais un roulé boulé et ma carabine vole dans l’herbe. Je suis au sol, le taureau sur moi. Sa corne transperce le haut de ma cuisse comme un poignard, il me projette comme un fétu de paille et je me retrouve à califourchon sur son dos, secoué comme au rodéo, je tombe de nouveau au sol où l’animal essaie de me mettre en pièces. J’essaie de me protéger en empoignant ses cornes pour essayer de coincer sa tête contre mon thorax, déployant une force inouïe liée à l’énergie du désespoir. L'animal se retourne sauvagement dans une danse mortelle ; il plie ses genoux et m'écrase contre le sol, se soulève à nouveau, ( à suivre )

 

Au cœur de la traque

CONGO- BRAZZAVILLE 

 FORET ÉQUATORIALE -  2020

Un matin, en allant relever la caméra de “branche cassée”, nous longeons un sentier entre le mirador et la saline, Jean-Luc est devant moi, la végétation est dense en bordure, il me demande d’appeler le pygmée avec la machette pour dégager un peu. Éric vient, nous dépasse, soudain : arrêt brutal, il fait un pas en arrière et assène un violent coup de machette à ses pieds : une vipère du Gabon était à l’affût sur le sentier. Ce coup précis lui trancha la tête : ce reptile possède les plus longs crochets venimeux parmi les serpents et produit la plus grande quantité de venin, c’est la plus grande et la plus lourde des vipères. Sa parure extrêmement colorée lui donne un camouflage des plus efficaces sur les sols feuillus.

Jean-Luc nous dit que cette vipère fait partie du top ten des reptiles les plus dangereux au monde car elle est dotée d’énormes quantités de venin qu’elle inocule à la vitesse de l’éclair.

Pour les passionnés

Si vous êtes un chasseur passionné, ces extraits sont faits pour vous. Ils vous donneront un aperçu de ce qui vous attend dans ce récit captivant et vous donneront envie d'en savoir plus.

L'unicité de ces extraits réside dans leur capacité à vous transporter directement sur le terrain. Vivez chaque instant comme si vous y étiez, aux côtés de l'auteur, partageant ses expériences et ses émotions.

CANADA-COLOMBIE BRITANNIQUE  2018

Vers 10 h 30, une trace toute fraîche — non encore recouverte par la neige tombée depuis l’aube — croise le sentier forestier. « Mountain Lion », me dit Thomas. Son aspect et ses dimensions confirment qu’il s’agit d’un adulte de belle taille. Sans perdre une seconde, nous faisons demi-tour en direction du chalet. Thomas appelle Herbert par talkie-walkie pour signaler la trouvaille. 

La carabine est encore dans sa housse : j’ai repris ma Kipplauf K95 en 30-06 avec des balles GPA.                                                                                                                                                                      Les trois chiens à Thomas sont lâchés et suivent la motoneige. Herbert arrive avec Irène, son unique chien transporté dans une petite caisse à l’arrière.                                                                                                         

    Nous retrouvons la trace à peine dix minutes plus tard. Les chiens la prennent  immédiatement en donnant de la voix. Nous les suivons presque en courant à travers une épaisse couche de neige. Bientôt, nous entendons les aboiements au ferme, au  pied d’un grand sapin.                                                                                                

Thomas me montre le cougar que je n’avais pas repéré d’emblée : un magnifique animal, posté dans l’arbre, qui fixe les chiens d’un regard intense et nous ignore totalement.

Thomas me demande : « Can you make a kill shot ? » Je m’applique, vise juste derrière le défaut de l’épaule. Le coup part. L’animal est tué en l’air et, tandis qu’il tombe au ralenti, Thomas retient aussitôt ses chiens pour éviter qu’ils ne s’acharnent sur notre superbe félin.

 

 

 

 

Petite anecdote : j’étais arrêté sur un sentier, à quelques mètres d’un grand mâle dos argenté, lorsqu’il se leva brusquement et s’engagea sur le chemin avec une rapidité inattendue. Arrivé à ma hauteur, il me donna un léger coup de genou, comme pour dire :

— “Ôte-toi de mon chemin”

…puis il poursuivit tranquillement sa route. 

Nous avons pu observer, fascinés, la vie d’une famille de gorilles : les jeunes se balançant joyeusement aux branches, les attentions protectrices des femelles, la nonchalance du grand mâle, leur manière de passer une branche entre les dents pour en extraire et mâcher les feuilles, les allées et venues le long des troncs… Ce fut magique, pouvoir ainsi côtoyer ces géants dans leur environnement naturel.

 

Le lendemain vol privé à bord d’un Cessna Grand Caravan vers Entebbe où nous accueille le représentant de Uganda Wildlife Safari pour un transfert de 4 heures vers la zone de chasse située le  long de la rivière Mayanja faisant partie du grand bassin de la Kafu river